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The flight

Arnaud Laval

The flight - La révélation cosmique insuffle l’inspiration divine, de la Terre à la Lune, c’est l’envolée céleste, l’évocation du mythe de la caverne lorsque Platon enseigne à ses disciples la maïeutique. Porteur de savoirs, sagesse ou non, la recherche est la même, de nos origines à notre avenir règne le mystère de la vie. L'être humain enchaîné à son ignorance ne peut parvenir à la lumière et atteindre le monde intelligible qu'en affrontant la vérité, en recherchant la justice, la beauté, et le bien souverain.
Ejemplo de texto, del 21 agosto. Les habitants des hauts plateaux craignent que le projet ne les prive de leurs ressources en eau. | Chile/Cecile Bouscayrol
  • “L'envol ”
  • Sd
  • Eau-forte Aquatinte
  • ©

La révélation cosmique insuffle l’inspiration divine, de la Terre à la Lune, c’est l’envolée céleste, l’évocation du mythe de la caverne lorsque Platon enseigne à ses disciples la maïeutique. Porteur de savoirs, sagesse ou non, la recherche est la même, de nos origines à notre avenir règne le mystère de la vie. L'être humain enchaîné à son ignorance ne peut parvenir à la lumière et atteindre le monde intelligible qu'en affrontant la vérité, en recherchant la justice, la beauté, et le bien souverain.

L'humanité est une nuée flottante qui s'éparpille progressivement dans l'espace. L'être humain est minuscule. Il suit le mouvement continu et infini, le cycle recommence créant la continuité qui engendre l'éternité. Les êtres tous semblables s'élèvent dans le cosmos et forment une pyramide vouée à se dissoudre tant l'univers est infini. La lune est là immuable, perçue en apparence accessible et pourtant si lointaine. Nous contemplons l'infinitude où la réalité humaine semble bien vaine, « La vie n'est rien ; la mort est tout. »1, le mystère de la vie et la curiosité qui en émane incitant à continuer de vivre. L'Humanité forme une Forêt d'envol qui s'élève logiquement de la planète Terre dans des éruptions qui relèvent plutôt de l'activité du soleil. Des petites traces effilées, parfois entrecoupées de traits parallèles (formant des échelles) participent à l'Envol des silhouettes anthropomorphes. C.B.


1 Emil Cioran (1911-1995), De l'inconvénient d'être né, 1973, NRF Essais, p. 179 : « La vie n’est rien ; la mort est tout. Cependant il n’existe pas quelque chose qui soit la mort, indépendamment de la vie. C’est justement cette absence de réalité distincte, autonome, qui rend la mort universelle ; elle n’a pas de domaine à elle, elle est omniprésente, comme tout ce qui manque d’identité, de limite, de tenue : une infinitude indécente. » Il est proche d'Eugène Ionesco, Samuel Beckett, Henri Michaux ou Fernando Savater. Il refuse tout système philosophique et se caractérise donc par son scepticisme.
Arnaud Laval - Gravure - Eau-forte - Aquatinte

L'arbre d'envol, Eau-forte Aquatinte
Papier 50x34 cm Matrice 30x20 cm


Il était une feuille

Il était une feuille avec ses lignes

Ligne de vie

Ligne de chance

Ligne de cœur.

Il était un arbre au bout de la branche.

Un arbre digne de vie

Digne de chance

Digne de cœur.

Cœur gravé, percé, transpercé,

Un arbre que nul jamais ne vit.

Il était des racines au bout de l'arbre.

Racines vignes de vie

Vignes de chance

Vignes de cœur.

Au bout des racines il était la terre.

La terre tout court

La terre toute ronde

La terre toute seule au travers du ciel

La terre.

Robert Desnos (1900-1945)


Liberté

Prenez du soleil

Dans le creux des mains,

Un peu de soleil

Et partez au loin !

Partez dans le vent,

Suivez votre rêve ;

Partez à l'instant,

La jeunesse est brève !

Il est des chemins

Inconnus des hommes,

Il est des chemins

Si aériens

Ne regrettez pas

Ce que vous quittez.

Regardez, là-bas,

L'horizon briller.

Loin, toujours plus loin,

Partez en chantant !

Le monde appartient

À CEUX QUI N'ONT RIEN

Maurice Carême (1899-1978)

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